Candy Crush, un fléau chez les footballeurs

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Vous avez très certainement déjà reçu une invitation pour participer à ce jeu dont tout le monde parle depuis des mois, Candy Crush. Ces invitations offrent des vies, des parties, pour la personne qui vous a conviée à jouer.
Ce jeu a pris une telle ampleur que certains y passent des heures, voire des journées à essayer de passer des niveaux, pour une gloire qui n’en est pas une.

Phénomène de société

Des cours d’école, à la cantine du bureau, la possibilité de jouer via son Smartphone permet aux « Crushers » d’assouvir leur envie de joueur, qui devient peu à peu une addiction.

Et bien évidement, cet engouement dépasse toutes les Catégories Sociaux-Professionnelles, pour atterrir finalement dans les vestiaires des footballeurs qu’on adule chaque Week-End.

Grâce à une enquête menée par Maurice Jean (@MauJean), notre journaliste du sud-ouest, nous avons pu nous rendre compte à quel point ce jeu déchaîne les foules, mais cette fois-ci à l’intérieur du carré vert.

Au départ, un jeu de détente

Avant de devenir un réel passionné, le jeu vous sert parfois à vous détendre, à vous oxygéner, mais aussi à faire comme vos amis. C’est ce que nous explique Mario Lémina, milieu de terrain de l’Olympique de Marseille.

« Faut avouer qu’on début, je râlais ! Je recevais tous les jours des dizaines d’invitations pour jouer, mais j’étais pas chaud. Je me moquais même de mes potes. Et puis un jour, on s’est lancés avec Rod (Fanni, ndlr) et depuis c’est la course entre lui et moi. Et puis, comme on n’est presque jamais aligné en équipe première, on a encore plus de temps. On s’enferme dans les WC du vestiaire pour faire une p’tite partie. C’est vrai qu’au départ, c’était vraiment pour me détendre, et puis j’ai senti qu’il pouvait y avoir de la compétition et fallait que je trouve quelqu’un avec qui comparer mes performances. »

De la détente à l’énervement

Ce jeu est très addictif. Il n’y a qu’à regarder autour de soi pour s’en rendre compte. Vous avez obligatoirement quelqu’un de votre entourage qui a fait de ce jeu une passion. Et comme toute addiction, le manque se fait ressentir si la durée de jeu est trop courte, comme peut nous l’expliquer Andy Delort, avant-centre du SCO d’Angers.

« Franchement, au début, je voulais embêter personne. Je m’étais dit que si j’avais plus de vie, j’attendrais le lendemain. Mais c’était plus fort que moi. Je pouvais pas m’empêcher de le faire. Quand j’étais en galère ça jouait sur mes performances sur le terrain. D’ailleurs depuis que je reçois des vies grâce à Facebook, j’empile les buts ! Et ma famille me trouve plus détendu. »

L’isolement

Parfois, le jeu, créé par la société King, qui s’estimerait tout de même à 7 milliards d’Euros, pourrait avoir un effet nocif, et aurait des conséquences d’isolement. C’est ce qu’a avoué Jérémy Menez, habitué au banc au PSG.

« Depuis que j’ai découvert ce jeu, j’ai déjà changé six fois de téléphone. Ouais, ça rend fou. Quand je perds ou que je bloque à un niveau, je le fracasse contre un mur. Et la plupart des gens autour de moi ne joue pas. Du coup, je me retrouve souvent seul le soir, ou pendant les mises au vert. Tout le monde joue aux cartes et moi je reste dans mon coin. C’est vrai, c’est pas bien, mais j’aime tellement ce jeu que je veux le terminer le plus vite possible. J’en suis au niveau 491, mais je crois qu’il en reste plein encore. J’ai même plus le temps d’aller chez mon coiffeur habituel, ça doit faire 4 mois que j’ai pas fait de teinture. »

Moralité, il faut, comme dans le football, garder en tête l’esprit du jeu plutôt que de la compétition, car, comme nous l’avons vu dans ces témoignages poignants, les dérives existent et pourraient vous coûter bonbon.

M.J.

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